04 mars 2009

Disparition des abeilles : un diagnostic officiel fort complaisant


La diminution des insectes pollinisateurs s’observe depuis quelques dizaines d’années et, depuis 1998, une mortalité inhabituelle dans les colonies d’abeilles est rapportée par de nombreux témoignages, notamment en France. Pour Apis mellifera, l’abeille à miel domestiquée, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) démontre dans un rapport, daté de novembre mais publié hier, que les causes de mortalité sont multiples. Elle énumère ainsi les effets d’agents biologiques pathogènes comme les parasites, les virus ou les champignons, et les quelque 5 000 déclinaisons commerciales de pesticides (1) susceptibles de provoquer des dommages irréversibles sur les colonies. La dégradation de l’environnement est également une cause énoncée, avec une perte de biodiversité qui limite les ressources polliniques indispensables à la survie de ces animaux, tout particulièrement dans les zones de grandes cultures. L'influence des 'perturbations climatiques' apparaît également réelle, tout comme certaines pratiques apicoles, dernière grande famille de causes de mortalité des ruchers relevée par l'Afssa. Dans la majorité des pays de l’Union Européenne, les colonies d’abeilles domestiques ont montré ces dernières années des taux de mortalité souvent très supérieurs à 10 %, ils peuvent atteindre dans les cas extrêmes 90 à 100 % du cheptel lors de la reprise de l’activité apicole au début du printemps. En France, les taux de surmortalité enregistrés sont de 30 à 35 %. Or, selon l'Afssa, la survie et l’évolution de 80 % des espèces végétales dépendent des abeilles, et s’il faut encore rajouter des chiffres pour insister sur la gravité du problème, des estimations économiques évaluent à (...) Lire la suire : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3609

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