29 novembre 2011

Le maïs transgénique est de nouveau légal en France

Lundi 28 novembre 2011, le Conseil d’Etat vient d’annuler le moratoire français sur la culture du maïs MON810. L’UNAF prend acte de cette décision et demande que la France renouvelle immédiatement son interdiction afin de protéger l’apiculture.

En février 2008, le Ministre de l’agriculture interdisait la culture du maïs MON810, seul OGM alors cultivé à grande échelle en France. Monsanto ainsi que différentes entreprises semencières avaient attaqué la décision devant le Conseil d’Etat qui avait saisi la Cour de justice de l’Union européenne d’une question préjudicielle. Le 8 septembre dernier, les juges européens ont partiellement invalidé les fondements juridiques du moratoire français. La décision du Conseil d’Etat a donc été prise à la suite de l’arrêt de la Cour, qui a décidé que la base juridique utilisée par la France n’était pas correcte.
Cette décision de la Haute juridiction française intervient alors que les OGM sont au cœur de la tourmente pour les apiculteurs. Le 6 septembre dernier, la Cour de justice de l’UE décidait que du miel contenant du pollen de maïs MON810 ne pouvait être commercialisé faute d’autorisation de ce pollen dans l’alimentation humaine.

Pour Olivier Belval, Président de l’UNAF, « du maïs MON810 dans les champs en 2012 serait une vraie catastrophe pour l’apiculture. Tout le miel contaminé serait invendable, sans compter des coûts d’analyses de détection exorbitants. La filière est déjà bien affaiblie par des mortalités accrues, nous demandons à Madame la Ministre de l’environnement et à Monsieur le Ministre de l’agriculture de confirmer l’annonce du gouvernement de septembre dernier et de reprendre immédiatement une interdiction du maïs MON810. Ce choix s’impose si on ne veut pas tuer l’apiculture française. »

Selon une étude de l’INRA de 2008, l’activité pollinisatrice des insectes, et de l’abeille en particulier, engendre 35% de nos ressources alimentaires dans le monde et le chiffre d’affaire induit est estimé à 153 milliards d’euros par an.

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