14 mai 2013

Invitation José Bové, 17 mai

Chères adhérentes, Chers adhérents, 

Comme vous le savez, l'ensemble des apiculteurs et leurs abeilles souffrent de la dispersion de substances neurotoxiques sur les cultures.
Suite à la récente interdiction, par la Commission européenne, de l’utilisation de l’imidaclopride, du thiaméthoxam et de la clothianidine pour le traitement de semences, de sols, et en pulvérisation, (à compter du 1er décembre 2013),

José Bové
Député européen (Europe Écologie Les Verts),
Vice-président de la Commission agricole de la Commission européenne,en déplacement dans la Région, 

souhaite rencontrer les apiculteurs du Lot-et-Garonne


Vous êtes donc chaleureusement invités à participer à la rencontre organisée
ce Vendredi 17 mai
de 10h30 à 12h
chez M et Mme Gastal

lieu-dit "Jamais"
47380 St Etienne de Fougères
cliquez sur le lien pour apercevoir la carte :  
http://goo.gl/maps/3OdXg
(utilisez le curseur plus/moins à gauche de la carte pour vous situer)

Pour vous donner le ton du débat, vous trouverez ci-dessous le communiqué de presse de l'UNAF paru à l'issue de cette interdiction annoncée.

En espérant vous compter parmi nous ce vendredi,

Bien cordialement,
Bertrand Auzeral, Président de l'Abeille Gasconne


* * *



COMMUNIQUE DE PRESSE de l'UNAF


Paris, le 29 Avril 2013


La Commission européenne retire enfin trois molécules reconnues
dangereuses pour les abeilles. Pour l’Union Nationale de l’Apiculture
Française, après plus de 15 ans de lutte acharnée, c’est un grand jour mais ce
n’est qu’un premier pas pour la protection de l’apiculture, des pollinisateurs et
de l’environnement.
Les Etats membres de l’Union européenne se réunissaient ce matin pour statuer sur le retrait
de trois molécules néonicotinoïdes : l’imidaclopride, la clothianidine et le thiaméthoxam
(substances actives à la base des préparations : Gaucho, Cruiser, Poncho, Cheyenne, etc.)
Malgré le lobbying acharné des fabricants de ces pesticides (1), 15 Etats membres, dont la
France et l’Allemagne, ont soutenu la proposition de la Commission européenne de
suspendre pour deux ans l’utilisation en enrobage de semences, en traitement de sol et
en pulvérisation de ces trois pesticides, responsables de la mort de milliers de colonies
d’abeilles. Bien que ce nombre ne suffise pas à atteindre une majorité qualifiée, le
Commissaire européen Tonio Borg a annoncé que la Commission irait au bout de sa
proposition et que l’interdiction entrerait en vigueur à compter du 1er décembre 2013.
L’UNAF salue la position du ministre de l’Agriculture française Stéphane Le Foll qui avait
retiré, dès juin 2012, l’autorisation du Cruiser sur colza.
Cette décision intervient à la suite des trois avis du 16 janvier dernier de l’Autorité
européenne de sécurité alimentaire (EFSA) identifiant des risques importants pour les
abeilles induits par ces molécules et non pris en compte au moment de leur évaluation et de
la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques contenant l’une d’elles (2).
Pour Olivier Belval, « Ce vote marque enfin la reconnaissance du combat des apiculteurs et
de l’UNAF contre ces insecticides neurotoxiques. Pendant 15 ans, les abeilles et les
apiculteurs ont été victimes de ces produits. Il est indispensable que cette décision se
poursuive au-delà des deux ans annoncés, et surtout qu’elle recouvre l’ensemble des
cultures ».
Car, aujourd’hui, ni les céréales à pailles semées en hiver, ni les betteraves, ni les
traitements en forêts ne sont concernés par cette interdiction. Ces produits présentent
pourtant une très importante persistance dans le sol (3), les rendant ainsi capables de
contaminer les cultures suivantes ou les plantes adventices. En France, c’est un tiers des
céréales à pailles qui est traité avec les néonicotinoïdes (4), alors que ces mêmes cultures
sont utilisés en rotation avec du tournesol, très attractif pour les abeilles !
Paris, le 29 Avril 2013
COMMUNIQUE DE PRESSE
1, http://corporateeurope.org/publications/pesticides-against-pollinators
2, http://www.efsa.europa.eu/fr/press/news/130116.htm
3, Les néonicotinoides persistent dans l'environnement, la demi-vie de la clothianidine dans le sol a
été mesurée à 148 à 6900 jours (loam sableux et sols argileux). L'imidaclopride peut ainsi être
absorbée par des cultures non-traitées, jusqu'à deux ans après la première utilisation, et peut se
retrouver dans le pollen et le nectar des fleurs non traitées à des niveaux toxiques pour les abeilles.
La persistance des néonicotinoïdes contamine l'environnement au sens large, notamment le pollen.
En 2002 et 2003, 69,1% du pollen récolté par les abeilles de 25 ruchers dans cinq départements
français, sur des plantes traitées et non traitées étaient contaminés par de l’imidaclopride, bien que
cette neurotoxine ait été interdite à l'utilisation sur le tournesol en janvier 1999.
Référence :
1) DeCant, J., & Barrett, M. (2010). Environmental Fate and Ecological Risk Assessment for the
Registration of CLOTHIANIDIN for Use as a Seed Treatment on Mustard Seed (Oilseed and
Condiment) and Cotton. Environmental Protection (pp. 1–99).
2) Bonmatin, J. M., et al . (2003) A sensitive LC/APCI/MS/MS method for analysis of imidacloprid in
soils, in plants and in pollens. Anal. Chem. 75 (9), 2027-2033.
3) Chauzat M.P. et al (2006). A survey pesticides residues in pollen loads collected by honey bees in
France. Journal of Economic Entomology, 99:253-262
4, http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-16763QE.htm

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